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Candies for your eyes – Formation VJ part2

(extrait de ma session de formation au VJ’ing pour @MsTeshi).
Formation au VJ’ing : bases logiciels.

Quels que soient les logiciels utilisés et sur n’importe quel O.S., trois compétences de base sont à exploiter pour faire du VJ’ing, ce sont:
– l’infographie
– le montage vidéo
– la diffusion

1. Infographie

Va permettre de gérer les textes et leur police. Bien souvent, ce sont des options que les logiciels de vidéo permettent de faire, mais le résultat n’est pas aussi net et précis que celui qu’offre un logiciel d’infographie, il convient donc de les créer auparavant. Pour trouver de bonnes polices, je conseille le site Dafont, qui a un très grand panel de fonts libres de droit et gratuites, et surtout qui propose un preview de votre texte avant de dowloader le fichier d’installation, ce qui économise beaucoup de temps à faire des essais, en particulier si vous jouez sur les majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux.

Il faut aussi effectuer avant même de passer au montage vidéo, toute la préparation des images que vous allez utiliser. Cela concerne:
– le cadrage, c’est à dire aussi les éventuelles retouches pour enlever des éléments dont vous ne voulez pas
– la colorimétrie, idem, c’est une option que propose les logiciels de montage, mais qui sera plus finement effectuée sur une image à partir d’un logiciel d’infographie
– le format, cela désigne à la fois la résolution en pixels de votre image, qui doit être en concordance avec la façon dont vous voulez l’afficher dans la vidéo, mais aussi son ratio, par exemple 16/9e ou 4/3, selon le format vidéo final

Détourage et transparences. Là il s’agit d’isoler une partie de l’image que vous souhaitez conserver et passer le reste en transparence, de façon à ce que, par exemple, seule la tête du personnage apparaisse, et non tout son corps en entier. La transparence sera parfaitement intégrée si vous utilisez le GIF ou le PNG. Le .GIF aura l’avantage d’être intégré dans la vidéo sous forme d’une animation, s’il est animé, par contre son codage en couleur est faible, il convient à de tout petits éléments visuels, assez simples. Si vous découpez une grande image aux contrastes de couleur élevés, enregistrez-la en PNG.
Pour trouver de superbes photos libres de droit, je vous confie mon repère à trésor: MorgueFile.com 😉

L’infographie va être utile aussi pour la création de texture. Une bonne texture remplace aisément un effet spécial galvaudé, et rehausse la qualité d’un sample ou d’une vidéo de façon significative. Vous pouvez les créer grâce à des patterns, sélectionner dans une image une texture qui vous plait et la dupliquer, ou encore en trouver sur le web. Cette texture servira de fond pour animer une image détourée, ou sera intégrée en transparence sur une autre vidéo.

Enfin, vous pouvez faire des cadres. Assez peu utilisé, le cadre est aussi un bon moyen d’assurer une concordance visuelle entre plusieurs images différentes. On est moins vite lassé par des images hétéroclites si elles sont « emballées » dans un cadre qui assure une continuité visuelle.

2. Le montage vidéo

Il existe de très nombreux logiciels de montage vidéo, c’est pour cela que je n’en cite aucun, et chacun a ses particularités.

La toute première chose à faire avant de se pencher sur le montage est de savoir quel type d’encodages votre logiciel va accepter, et savoir décoder puis réencoder vos sources éventuellement djéà existantes, de façon à ce que ce que vous souhaitez utiliser soit correctement lu et travaillé lors du montage.
Pour cela, deux logiciels indispensables: Super Encoder et Virtual Dub (je vous laisse faire un coup de Google pour trouver ça). Vous glissez vos vidéos dedans, vous choississez l’encodage qui convient à votre logiciel – je ne rentre pas dans les détails car suivant les plateformes c’est très varié, vous réencodez en bonne qualité. /!\ Attention à la perte de qualité à ce moment là et n’oubliez pas que le DIVX, bien que très utilisé, n’est ni efficace sur des mouvements rapides, ni pour « lire en arrière » les vidéos puisqu’il interpole les images chacune par rapport à la précédente. Si vous êtes perdus là, je donnerais plus de détails dans la prochaine partie de cette formation, ne paniquez pas.

Enfin arrivés sur le logiciel vidéo, il va falloir découper et agencer tout cela. Choisissez les meilleurs moments, les plus jolis mouvements, les couleurs qui vous plaisent dans les vidéos que vous avez sélectionnez. Coupez, agencez les comme vous le souhaitez. C’est prêt à être travaillé.

Pour passer d’une vidéo à une autre, utilisez les transitions. Elles sont diverses selon les logiciels, fouillez, exploitez, et essayez de faire une concordance. Par exemple, une transition « ouverture en cadran d’horloge » sera plus pertinente entre 2 images centrées. Une transition qui s’ouvre « en ligne à partir du centre » ira bien sur un zoom vers un élément type fenêtre, comme si la fenêtre s’ouvrait. Bref, donnez un signifiant à votre transition et gérer la correctement. Quand au fondu, il va s’appliquer plutôt à des vidéos lentes, poétiques, douces. Le cut va être plus approprié dans des moments dynamiques, rapides, voire agressifs.

Les superpositions : comme dans un logiciel d’image, vous allez pouvoir superposer les vidéos les unes sur les autres. Pas de mystère, cela se ne se fait que d’une seule façon, par le chroma key. Vous allez rendre le blanc (ou les couleurs claires) transparent, ou le noir (voire les couleurs foncées) transparent. La technique d’écran vert est un des exemple le plus connu du chroma key, là c’est le vert que l’on rend transparent. Bref, vous avez compris. La plupart du temps ces fonctions s’appellent « lighten » ou « darken ». Et il y a quelques variantes, mais toujours sur le même principe.

Si cela n’est pas de la superposition, ce sera du « cookie cutter », c’est à dire que vous couperez une partie de votre vidéo pour qu’elle s’affiche par dessus l’autre. C’est aussi une option de la plupart des logiciels de montage. Vous pouvez aussi réduire votre vidéo pour qu’elle apparaisse en plus petit dans une autre vidéo.

Dans le montage vidéo, vous allez aussi intégrer toutes les images que vous avez préparé lors de l’infographie. Les png transparents, les textures, les photos retouchées. Vous pourrez les animer comme vous le voulez, les faire tourner, apparaître, glisser, zoomer dedans. Même si vous n’avez pas beaucoup d’envergure pour zoomer dedans, je vous conseille cependant de toujours donner un très léger mouvement à une image, et de ne pas laisser d’images complètement fixes, cela décourage le spectateur assez vite, qui s’attend à voir une vidéo, et non un Power Point.

Enfin, vous allez pouvoir utiliser des effets spéciaux. Pareil, il en existe des dizaines et vous trouverez à un moment vos favoris. Testez, jouez avec les paramètres, essayez sur différents types d’images le même effet (sur un dessin, une photo, des lignes simples, en noir et blanc ou en couleur) pour trouver l’exacte vision de ce que vous voulez faire passer.

Bien, vos vidéos sont prêtes à être montrées en public, passons au travail sérieux (oui oui là c’était juste la préparation…).

3. La diffusion

Le logiciel ou type de diffusion que vous allez choisir conditionne beaucoup de choses, dont:

– la dimension en pixels (résolution) de vos vidéos, en effet, certains logiciels ne prendront que certains formats bien précis, au risque soit de ne pas tout vous afficher, soit de vous déformer l’image, ce qui serait bien dommage après s’être donné autant de mal à les faire.

– le ratio : pareil, tous les ratios ne sont pas pris en charge. Entre un 16/9e et un 4/3 (pour reprendre les exemples les plus classiques, mais vous verrez qu’il y en a bien d’autres), vous n’aurez pas le même affichage et donc pas les mêmes configurations à faire. Il faut vérifier que le logiciel affiche ce que vous souhaitez, vérifier la résolution de votre deuxième écran, vérifier la sortie visuelle, que ce soit sur un vidéoprojecteur ou un écran LCD. Cela semble compliqué mais faites des vidéos courtes dans différents formats et codecs, et bidouillez, vous trouverez assez vite comment avoir VOTRE configuration parfaite.

Et VOTRE config’ sera parfaite si vous avez les outils additionnels qui vous plaisent, ce sont les interfaces de contrôle de votre logiciel.
Traditionnellement, on utilise le protocole MIDI, parfaitement intégré aux logiciels de VJ’ing classique. On attribue un bouton à une action, et voilà, la magie commence à s’opérer. On peut aussi tout faire à la souris, mais vous verrez assez vite qu’on gagne du temps, et du fun, avec une interface de contrôle plus sympa.
Regardez les contrôleurs (ou « surfaces de contrôle) MIDI, dans des boutiques de son, pour voir ce qui se fait. Prenez votre temps. Ne croyez pas toujours que payer cher vous donnera quelque chose de mieux. Autant prendre un outil simple, mais que vous utiliserez à la perfection. Pour ma part j’ai opté depuis 8 ans pour le même modèle à 150€ (déjà remplacé 3 fois, mais ça c’est normal),  une Behringer BCF 2000 motorisée. Et encore, le côté motorisé, je ne l’utilise que très peu.
Tout est permis dans ce domaine, l’expérimentation aussi bien évidemment, et sachez que le public y est très sensible. Gameboy, joystick, surfaces tactiles, clavier lumineux, détection du son, interactivité, casque neuronal, tout est bon pour vous forger votre propre style et faire vos mix. Veillons quand même à ce que le résultat soit potable. Mais honnêtement, si vous avez bien fait votre boulot de préparation, les vidéos sont belles, bien agencées, le tout est fluide, cela devrait très bien aller.

J’approfondirais de nombreuses notions comme les codecs, les alternatives créatives pour la création vidéo, les contraintes techniques et l’adaptabilité, le multisource et intégration de caméra en direct et la question des droits d’auteur… dans la prochaine leçon.

Et je termine sur un détail qui fait la différence: intégrez les logos, le flyer de présentation de la soirée, le nom des DJs (et le votre) dans votre live. C’est un peu de travail, mais cela montre que vous vous êtes intéressés à l’événement, à votre client, et si vous enregistrez votre live pour le diffuser online après, cela fait un souvenir pour tout ceux qui sont venus, pour les organisateurs, pour les artistes présents (et vous permet au passage de tous les mailer pour leur en parler, en laissant vos coordonnées en vue d’une autre presta). Proposez votre point de vue artistique tout en mettant à l’honneur ceux qui vous offrent une scène.

N’hésitez pas à me poser vos questions en cas de besoin, je suis disponible pour vous éclairer.

A demain pour la 3e partie 🙂

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